Journée du coming out

Aujourd’hui c’est la journée internationale du Coming Out…
Je n’aime pas trop parler de coming out car pour moi, nous ne devrions pas avoir à dire que nous sommes gays, bi, trans… pas plus qu’on ne dit être hétéro ! Mais la réalité fait que, aujourd’hui, nous sommes encore malheureusement dans l’obligation de devoir annoncer que l’on aime les personnes du même sexe… Alors que nous devrions seulement dire que nous aimons… Car l’amour n’a pas de sexe !


Et malheureusement, ce coming out est une épreuve qui ne se fait pas sans mal… Certains refusent de le faire, devant se mentir à eux-mêmes et à leurs proches, et d’autres franchissent le cap, avec succès et fierté, ou malheureusement, avec un refus des proches à accepter celui-ci… Plongeant bien souvent la personne dans une douleur et une solitude encore plus extrême…
Cette journée qui fait suite à la « Marche pour les droits des gays et lesbiennes » à Washington le 11 Octobre 1987 ou 500 000 personnes avaient manifesté à Washington D.C. pour l’égalité des droits des homosexuels et la reconnaissance de l’homosexualité. L’année suivante, à l’occasion de la première Journée du coming out, des milliers de gays et de lesbiennes ont publié leurs noms dans les journaux. (source : Wikipedia).

Et en ce qui me concerne, pour mon coming out, car la question m’a souvent été posée cette année, il s’est fait quand j’avais 15 ans, le lendemain de mon « dépucelage ».
En effet, j’avais voulu avoir ma première relation sexuelle pour me convaincre que je n’étais pas « gay », n’acceptant pas ça de moi, mais comble de malchance, ce jour là le préservatif du partenaire a craqué créant ainsi un doute, en plus d’une sexualité que je refoulais, d’être peut-être séropositif (cela se situe en 2000, à l’époque, pas de TPE).
Le lendemain, en allant aux courses avec ma mère, j’ai craqué dans la voiture en expliquant ce qui s’était passé… Annonçant violemment à ma mère que je préférai les personnes du même sexe, mais qu’en plus j’étais peut-être contaminé. Sa première réaction fut « tu sais, tu es mon fils, tu le resteras et tant que tu es heureux, je serais fière de toi ». Un coming out douloureux pour moi !

C’est aussi ce jour, qu’ont commencé officiellement les 3 ans de ma dépression à me battre contre une sexualité et un fétichisme que je ne voulais pas, et ce, malgré l’acceptation et le soutien de ma famille !

Et aujourd’hui je suis fier de l’avoir assumé, de l’avoir dit (même si j’aurais préféré le faire de façon moins violente), et d’avoir le soutien au quotidien d’une famille que j’aime ! Merci à eux !
Et je souhaite à chacun le même accueil lors de son coming out, en attendant que ce terme disparaisse et que l’acceptation des sexualités soit totale ! #BeYourself

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